19 octobre 2005

Le 33e Asterix : Rene, reveille-toi ! Ils sont devenus fous !

Le 33e Astérix : René, réveille-toi ! Ils sont devenus fous !

Le ciel lui tombe sur la teteA Nice, dans sa dernière demeure du vieux cimetière du Château où il repose aux côtés de son épouse bien aîmée, Gilberte Polaro-Millo, René Goscinny, le génial papa de nos héros nationaux, Astérix et Obélix, a dû frémir de honte, ce 14 octobre 2005, jour superbement programmé, comme pour le Beaujolais nouveau, de la sortie du 33e album de la série, "Le ciel lui tombe sur la tête". Assurément, s'il n'était pas déjà là-haut, c'est sur sa tête que le ciel serait tombé... Le dernier album du personnage qu'il créa avec Albert Uderzo il y a quarante six ans presque jour pour jour (la première aventure d'Astérix le Gaulois est parue dans le premier numéro de Pilote le 29 octobre 1959) est une bien piètre parodie de ceux qui virent le jour de son vivant et il ne distille même plus la nostalgie, l'affection et le respect présents dans ceux parus après sa disparition sous la plume et le pinceau du seul Uderzo...


18 octobre 2005

Cuisine de Nice, Barba-Juan Socca Raviolis Panisses

Nice Recette des barba-juan
barbajuanL’huile d’olive, les céréales et les légumineuses ont fondé les cuisines de nice et de la méditerranée. Associés aux légumes, parfumés d’herbes et d’aromates, ces ingrédients se combinent à l’infini pour offrir une cuisine riche, saine et diététique. Dans le Comté de Nice, la farine de blé est associée aux pâtes fraîches, aux raviolis, aux gnocchis et aux barba-juan et la farine de pois chiche aux panisses et à l’incontournable socca (à déguster en faisant son marché au Cours Saleya, s’il y a encore des étals). De tout temps, il a fallu beaucoup d’imagination et d’audace aux cuisinières niçoises pour multiplier les recettes et enrichir leurs plats d’apports extérieurs. On pense, bien sûr, à la tomate qui n’a abordé les rives de la Méditerranée qu’au XVI e siècle alors qu’aujourd’hui elle tient une place centrale dans le panthéon des légumes de nos marchés de Provence aux côtés de l’aubergine, de la courgette de Nice, des poivrons et de l’ail.

Nice Le temple de l’amour

Le temple de l’amour à NICE
templede l amourTout proche du stade du Ray, lieux des exploits passés de l’OGC Nice, se tient le quartier de Chambrun, dit aussi Parc Chambrun, en souvenir de la propriété du comte Joseph Dominique Aldebert Pineton de Chambrun.
Bordé des avenue Chateaubriand et George Sand, le square Jean-Baptiste Carpeaux, du nom du célèbre sculpteur français dont le groupe « la Danse » orne la façade de l’opéra de Paris, est paré en son sein de ce qu’il est convenu d’appeler « le Temple de l’Amour ». C’était à l’origine un kiosque à musique dont la construction, sous la direction de l’architecte niçois Philippe Randon, dura cinq ans.
D’inspiration antique, douze colonnes corinthiennes de marbre blanc soutiennent élégamment l’entablement qui culmine à près de 20 m, sa couverture fut exécutée par la société Monduit, Gaget et Gauthier qui édifia la statue de la Liberté à New York.

17 octobre 2005

De Brice de NICE à OSS 117 et à 007

De Brice de NICE à OSS 117 et à 007
OSS 117Après avoir squatté pendant des mois notre cyberespace niçois avec son personnage de blonde cassante, Brice de NICE, aka Jean Dujardin, va sans doute continuer à polluer notre quotidien en incarnant à l’écran Hubert Bonisseur de la Bath, OSS 117. Le personnage fut créé en 1949 par Jean Bruce, bien avant le piètre James Bond 007, sa pâle copie anglaise, qui semble directement sorti des pages du Playboy américain de Hugh Hefner. Car Bond, le James Bond de Fleming, Ian Fleming, pas l’inventeur de la pénicilline, est né quatre années plus tard, en 1953, dans « Casino Royale » dont la prochaine adaptation cinématographique de Martin Campbell est prévue pour novembre 2006 avec un Bond blond… pôvre Monsieur Bond !
Hubert Bonisseur de la Bath, matricule OSS 117, lui, est né en Louisiane, bien qu’américain il est d’origine française et son arbre généalogique remonte à Louis XI, membre de l’OSS, Office of Strategic Service, l’ancêtre de la CIA, il est le héros séducteur et raffiné, de plus 250 romans et de 8 films. La vraie classe!
OSS 117 et Brice de Nice, nous n’avons pas fini de voir sur nos écrans d’ordinateur ces deux pseudonymes accolés puisque, fort du succès précédent de la méthode, nous voilà à l’aube d’une distillation virale de plusieurs mois, la sortie du film « Le Caire, nid d'espions », réalisé par Michel Hazavanicius : avec Bérénice Bejo, Philippe Lefebvre, Aure Atika, n’étant prévue que pour le 19 avril 2006 !
Le pitch : Le Président de la République Française, Monsieur René Coty, celui qui inaugurait les chrysanthèmes, envoie OSS 117 mettre de l’ordre au Caire. Dans l’Égypte de 1955, le Caire est un véritable nid d'espions où complotent les méchants Soviétiques, les perfides Anglais, la famille de Farouk le Roi déchu et les Aigles de Khéops, une secte de fanatiques religieux. Quel programme! Que va bien pouvoir faire dans ce nid de scorpions Brice de Nice et sa planche jaune ?

NICE A la recherche des bornes perdues

NICE Sur les frontières historiques du Comté de Nice
Historien Luc Thevenon s’est lancé « à la recherche des bornes perdues » et sa passion pour la randonnée pédestre l’a conduit aux limites des royaumes de France et de Piémont sur les anciennes frontières du Comté de Nice…
« Je montre d’abord les différents types et usages des bornes. Puis j’explique l’évolution des frontières qui ont délimité les royaumes de France et de Piémont-Sardaigne de 1388 à nos jours », explique-t-il en présentant le fruit de ses travaux dans un ouvrage qui vient d’être publié aux Éditions Serre.
Conservateur en chef honoraire du Patrimoine, ancien conservateur du Musée Masséna à Nice, Luc Thevenon a passé près de cinq ans à recenser ces témoignages du passé, arpentant les crêtes et longeant les cours d’eau.
Sur les 78 bornes posées en 1823, Luc Thevenon en a retrouvé 54. « Je pense qu’à l’exception d’une ou deux, bien cachées dans la nature ou chez un particulier, toutes les autres ont bel et bien disparu. »
La plupart des pièces retrouvées ont été moulées par René David mouleur du musée archéologique de Cimiez. « Notre but est surtout de les protéger du vol et de la destruction. Pour cela, nous en avons déplacé un certain nombre. »
Titre de l’ouvrage de Luc Thevenon : « Frontières du Comté de Nice, à la recherche des bornes perdues sur l’ancienne limite des royaumes de France et de Piémont-Sardaigne » chez Serre Éditeur.

16 octobre 2005

No-Made 2005 à l'Arboretum de Roure

Comté de Nice : No-Made 2005 à l'Arboretum de Roure
No-Made 2005L'Arboretum Marcel Kroenlein, à Roure, dans la vallée de la Tinée, près de Nice, présente les nouvelles oeuvres des artistes du groupement No-Made, leurs chemins de création reliant mer et montagne, des sentiers douaniers aux sentiers muletiers.
No-Made n’est pas une exposition…
No-made est la rencontre des artistes de sensibilité et de culture différentes sur un territoire délimité géographiquement au nord du département par l’Arboretum de Roure, au sud par Cap d’Ail avec une ponctuation à Clans.
Fidèles à l'esprit No-Made, les artistes décident, tout au long de ces mois, de confier leur œuvres à la Nature pour que la pluie, le vent, la neige, le soleil les façonnent à leur tout.
L’expression multiple de ces artistes plasticiens s’inscrit dans cet espace. No-made est un registre ouvert qui évoque la marche, le déracinement, le détournement en référence à Marcel Duchamp.
Ces chemins de création relient mer et montagne, des sentiers douaniers aux sentiers muletiers par le mythique GR5 (le lien), qui donne à l’ensemble sa cohérence, un Territoile.

Nice Sainte Reparate, une protectrice venue de la mer

Nice Sainte Reparate, la sainte de la Baie des Anges
sainte-reparateSainte Réparate est la patronne du diocèse de Nice et la protectrice de la ville contre les fléaux. Les Niçois célèbrent sa fête tous les 8 octobre au sein de la cathédrale qui lui est dédiée. Ils l'invoquent contre les maladies, les vers des olives ou la sécheresse. Sa légende, transmise de génération en génération, la place au centre de l'un des mythes fondateurs de la cité. Les Niçois racontent que des pêcheurs aperçurent un soir en relevant leurs filets une frêle embarcation dirigée par une colombe. À l'intérieur, ils découvrirent sur un lit de fleurs le corps sans vie d'une jeune fille de quinze ans. L'hagiographie précise qu'elle fut martyrisée à Césarée en Palestine avant d'être abandonnée à ce triste sort. La colombe, guidant la barque, évoque le Saint-Esprit qui confia ainsi aux Niçois la dépouille de la jeune martyre. Une autre tradition relate que ce sont des anges qui ont accompagné la sainte et qui ont ainsi valu le surnom de baie des Anges à la baie niçoise. Une chapelle fut d'abord fondée pour recueillir les reliques de Réparate puis la construction de la cathédrale au même emplacement renforça son culte. En examinant les différents récits relatifs aux saints chrétiens vénérés dans les autres villes du littoral méditerranéen, la légende de sainte Réparate apparaît comme une variante mythologique spécifique à Nice. En effet, elle appartient au vieux fonds culturel commun à toute la région qui comporte, de Gênes au delta du Rhône, plus d'une dizaine de saints venus de la mer.

Non loin de Nice, à Monaco, la dépouille de sainte Dévote arriva de Corse sur une embarcation conduite par une colombe. Quant au corps décapité de saint Tropez, il quitta Pise dans une barque et s'échoua à 300 kilomètres à l'ouest, dans le golfe qui porte dorénavant son nom. Les plus célèbres, les saintes Maries de la Mer débarquèrent près de Marseille et évangélisèrent la Provence. Tous ces récits sont racontés en des lieux occupés jadis par les Grecs et les Romains. La légende de sainte Réparate plonge-t-elle ses racines dans un culte phocéen voire des peuplades celto-ligures ? JM

15 octobre 2005

Les robots de Nice Sophia Antipolis

Nice Parc de Valrose animation PoBot
Parc ValroseÀ Nice, dans le Parc de Valrose, à l’occasion de la Fête de la Science 2005, le Village des Sciences est un lieu de rencontre entre le public et les acteurs scientifiques et techniques du département. Parmi ceux ci la formidable association de robotique PoBot créée en 2003 à Nice Sophia Antipolis, 06 Alpes Maritimes, France (Europe) sera présente avec tous les autres participants : laboratoires, groupe d'étudiants, associations, musées, tous réunis grâce à la coordination de l'association Persan.
L'intervention de PoBot se fera sur le thème de sa spécialité - la robotique - dans le cadre de la recherche dans les nouvelles technologies industrielles. Ils présenteront une rétrospective de toutes leurs activités 2004-2005 et, en avant-première, les technologies développées durant l'été sur le thème de la Coupe Eurobot 2006, bref ils vous feront partager leur passion et vous démontreront que la robotique, domaine fascinant, est abordable par le plus grand nombre, jeune et moins jeune.

Contes, près de Nice, le Circuit du Patrimoine

Idée Week-end : Contes, près de Nice, le Circuit du Patrimoine

La fontaine de ContesChaque vendredi, Nice-Rendezvous et Nice-Actualités vous proposeront désormais une "Idée week-end", axée sur la découverte du patrimoine d'une ville ou d'un village de l'ancien Comté de Nice. Nous ouvrons ce passionnant périple avec une belle petite ville de la vallée du Paillon, pas très éloignée (20 km) de Nice : Contes. La visite du vieux village, telle qu'elle est proposée par le Syndicat d'Initative de la commune, dure deux heures et ne présente aucune difficulté (50 m de dénivellé dans des rues médiévales aux multiples richesses).
Stationnez votre voiture sur l'un des nombreux parkings qui bordent le lit du Paillon et rejoignez, à pied, le syndicat d'initiative (au fond de la place A. Ollivier) où débute cette promenade dominicale.


14 octobre 2005

«Tourta de bléa» pour « caga-bléa » Cuisine niçoise

La blette, star de la cuisine du comté de Nice
tourta_de_bleaLégume traditionnel du patrimoine agricole du comté de Nice, la blette (bette ou poirée) est le légume vedette d’une cuisine niçoise authentique. De culture facile, elle pousse toute l’année. Les maraîchers en cultivent deux variétés : une blette de grande taille au feuillage charnu et gaufré à large côte et la petite blette de Nice à petites feuilles et côtes peu développées, la préférée des Niçois qui ont d’ailleurs hérité d'un surnom moqueur mais qu'ils revendiquent avec fierté de « caga-bléa».
La blette se décline en recettes sucrées et salées dont la plus célèbre est la tourte de blette (tourta de bléa). Mais vous pourrez également la déguster en omelette (la troucha), en gratin (tian de bléa), en gnocchis verts (les merda di can), en raviolis (les barba-juan), dans le boudin (la trule), dans la poche de veau farcie, dans les sardines farcies à la niçoise ou tout simplement cuite à la vapeur et assaisonnée d’un filet de citron.
Déguster la tourte de blette demande un minimum d’attention sinon vous vous retrouveriez rapidement le plastron constellé de sucre glace, ce qui trahirait votre gourmandise !

Théâtre de Grasse près de Nice « Bout de bois »

Théâtre de Grasse près de Nice, marionnettes
bout de boisAgé de 125 ans, Pinocchio a mal vieilli. Il est devenu gâteux, un vieux râleur, affalé devant sa télé. Heureusement, la fée, bien qu’excédée, veille toujours sur sa destinée et à grands coups de baguette magique va bousculer sa torpeur pour lui donner une ultime chance d'exaucer son rêve d'humanité. Mais cette fois le pantin devra devoir repartir de zéro. Redevenu un simple bout de bois, il partira à la recherche de son père, Gepetto, afin de réécrire son histoire et accéder enfin à la vie.
Avec cette création, Jean Cagnard explose l'archétype de Pinocchio dans un spectacle de marionnettes monté par la COMPAGNIE ARKETAL, conception visuelle Martin Jarrie et musique de Serge Pesce.
Ne vous laissez pas ébouillanter les yeux et les oreilles par la télé en béton ou le portable du même métal, ne laissez pas refroidir votre machine à imaginer le monde, redevenez un enfant et emmenez les vôtres au Théâtre de Grasse, c’est gratuit et c’est un cadeau. Grasse est près de Nice. Samedi 15 octobre 20h30.

Comté de Nice, Menton fête la Roya-Bévéra

Le haut-pays du Comté de Nice à Menton

la Roya-BeveraDans le Comté de Nice, la partie montagnarde représente 80% du territoire total, pour 20% de la population. Malgré une très forte demande du public, dans notre département où le tourisme est toujours le principal moteur de la vie économique, l’agritourisme est très faiblement développé. De nouveaux types de circuits touristiques permettraient la découverte de notre “pays” et d’aller à la rencontre d’agriculteurs passionnés, désireux de montrer leur savoir-faire et de proposer la découverte gustative de leurs produits. Et si tu ne vas pas au haut pays niçois le haut pays viendra à toi. Aussi pour promouvoir la montagne auprès des habitants de la côte, l’Association départementale d’Économie Montagnarde, ADEM, présidée par Gilbert MARY le Conseiller Général du canton de Breil-Sur-Roya organise depuis 2003, en collaboration avec la ville de Menton, une fête du haut-pays, « Menton fête la Roya-Bevera » avec un spectaculaire défilé d’animaux, chevaux, boeufs, vaches, moutons, ânes, chèvres… De nombreuses animations ponctueront cette journée, groupes folkloriques, fabrication de la tome de vache, conduite de troupeaux de moutons, barbecue etc.

13 octobre 2005

Festival des créations et de l'humour du Comté de Nice

Nice - Les 3e Fourres de Rire

La troisième édition du Festival des créations et de l'humour du Comté de Nice, Les Fourres de Rire, se déroule de nouveau cette année au Théâtre Francis Gag, dans le Vieux Nice. Les Fourres de Rire font partie des actions que "Sian d'Aqui", une association qui milite pour la sauvegarde des traditions niçoises, espère fondatrices pour que toutes les générations confondues redécouvrent le patrimoine culturel qui caractérise depuis toujours le Comté de Nice. Pendant 4 jours, on pourra "s'esclaffer" des jeux de scène d'artistes locaux célèbres précédés tous les soirs, en première partie de spectacle, des plateaux découvertes de talents professionnels et amateurs. "Fourres de Rire" devient un festival incontournable dans le paysage culturel niçois !


Après le 29 mai 2005 : quelle France, quelle Europe ?

Bernard Guetta et Claude Imbert au Colloque de Menton, près de Nice

Bernard Guetta et Claude ImbertDepuis 1999, la Ville de Menton organise chaque année, au mois d’octobre, les colloques « Penser notre temps » composés de quatre volets : Science et conscience, La cité des hommes, Quelle philosophie pour notre temps ? et Rencontres sur les origines. Les Colloques de Menton se sont imposés comme l’un des grands rendez-vous culturels de la région. D’imminents conférenciers possédant une dimension et une reconnaissance nationales et internationales ont été accueillis dans ce cadre : Axel Kahn, Luc Ferry, Jean-François Kahn, Alain Finkielkraut, Jean-François Mattéi, Maurice Agulhon, Michel Winock, Gilles Kepel, Malek Chebel, Franz-Olivier Giesbert, Monique Canto-Sperber, Henry de Lumley, Etienne Klein...
Les deux intervenants au Colloque, auquel participera également Monsieur Jean-Claude Guibal, député-maire de Menton, sont bien connus pour leurs chroniques et éditoriaux. Bernard Guetta est chroniqueur à l'Express et à France Inter où il présente, tous les matins à 8 h. 17, du lundi au jeudi, la chronique "Géopolitique", consacrée au nouveau siècle qui se déroule sous nos yeux et auquel nous participons, avec les changements culturels et politiques que la révolution technologique, l'évolution des mœurs et la nouvelle économie entraînent. Claude Imbert a fondé Le Point, avec d'autres transfuges de l'Express, en 1972. Chaque semaine, depuis trente ans, il fait le point dans ses éditos. En bon Aveyronnais acharné au travail, il n’hésite pas à remettre l’ouvrage sur la table, à pester contre un Etat dominé par une élite craignant plus que tout les corporatismes, et à défendre un certain humanisme.

Nice, Monaco et Cannes en pèlerinage à Lourdes

Nice, Monaco et Cannes en pèlerinage à Lourdes

La délégation de la région PACALe 98e Pèlerinage national du Rosaire s'est déroulé à Lourdes du 3 au 8 octobre 2005. Par train spécial, 300 pèlerins de Nice, Cannes, Monaco, Toulon, Gap et Digne, laïcs, prêtres, religieux, valides, malades, hospitaliers et organisateurs, ont répondu à l'appel de Mgr Jacques Perrier, évêque de Tarbes-Lourdes : "Venez à moi, vous tous qui peinez" (Mat. XI, 28) accompagnés par les frères dominicains de Nice. A la messe d'ouverture, on pouvait dénombrer 35 à 40 000 personnes venues de la France entière, regroupées derrière leurs bannières régionales. Le frère Timothy Radcliffe, o.p., ancien maître de l'Ordre des Prêcheurs, présidait ce pèlerinage. Sa prédication, pleine d'humour, de fraîcheur et de profondeur, aida chacun à franchir les quatre seuils proposés : la patience, la lucidité, la tendresse et l'espérance...
La joie qui habitait les pèlerins à leur arrivée en gare de Nice, ce samedi tard dans la nuit, faisait écho aux paroles du prédicateur : "Nous sommes faits pour le bonheur". Rendez-vous a d'ores et déjà été pris pour la centième édition du Pèlerinage national du Rosaire en 2007.


12 octobre 2005

Un livre retrace la vie de la colonie française de Shangai

Shangai à la Française...

Militaires francais a ChangaiOn oublie souvent que Shangai, devenue aujourd'hui la capitale économique de la Chine fut, avant la Seconde Guerre mondiale, un pôle d'attraction extraordinaire pour l'ensemble des pays occidentaux qui, profitant de la faiblesse de l'Empire du Milieu, avaient implanté d'abord des comptoirs commerciaux (le Royaume-Uni en 1842, la France en 1847) dans ce qui n'était alors qu'une petite ville de 50 000 habitants, créant par la suite de véritables enclaves coloniales (la Concession Internationale, obtenue en 1863, sera divisée en différentes zones nationales en 1895), régie par les lois de chaque pays. Shangai, ou Changai comme on écrivait à l'époque, est une création occidentale, dont l'architecture est inspirée de celle de Londres, de Paris ou de Kiev. La ville et les puisances coloniales s'enrichissent du commerce de l'opium, de la soie, du thé. Une importante population française était alors implantée au bord du Yang Tsé.
Jean-Michel Piar, lui-même né à Shangai, vient de publier à Nice, chez Serre Éditeur, un superbe album, richement illustré intitulé "Shangai à la française".

Henry Cavendish l'homme qui a pesé la terre

Henry Cavendish né à NICE

cavendishLa présence anglaise à Nice est ancienne. Longtemps alliée des États de Savoie et de Sardaigne, l'Angleterre envoya, dès le XVII e siècle, ses marins et soldats ainsi que ses négociants au port de Villefranche. Au XVIIIe siècle, des aristocrates tels le duc d'York - frère du roi George III -, ou lady Fitzgerald vinrent à Nice profiter d'un climat dont ils vantèrent la douceur. Nice devint un lieu de villégiature pour l'aristocratie anglaise. Ainsi Lord et Lady CAVENDISH, voyageant incognito et sans arrière-pensée commerciale ou diplomatique, firent, devant l'état de grossesse avancée de la noble dame, un séjour "forcé" dans notre cité où le 10 octobre 1731 naquit Henry Cavendish qui allait devenir célèbre.
En 1841, Alexandre DUMAS constatait : « Pour les habitants de Nice, tout voyageur est Anglais. Chaque étranger, sans distinction de cheveux, de barbe, d'habit, d'âge ou de sexe, arrive d'une ville fantastique perdue au milieu des brouillards, où quelquefois par tradition on entend parler du soleil, où l'on ne connaît les oranges et les ananas que de nom, où il n'y a de fruits mûrs que les pommes cuites, et que, par conséquent, on appelle London ». Cette plaisante description du grand romancier, ami de Garibaldi, à la saveur du vécu pour qui connaît la verve des niçois et leur goût pour la taquinerie.
Mais revenons à Henry, second flls de Lord Charles Cavendish duc de Devonshire né à Nice et mort à Londres en 1810. Il fut le premier à donner une analyse exacte de l'air atmosphérique, à identifier les propriétés de l'hydrogène et la composition de l'eau. Il détermina la densité moyenne du globe terrestre découvert en utilisant un système de balance à torsion. Jean Baptiste BIOT a dit de lui « Henry Cavendish, le plus riche de tous les savants et peut-être le plus savant des riches ». On peut ajouter que ce physicien est le plus anglais des Niçois !

Pellas et Melisande de Claude Debussy à l'Opéra

Opéra de Nice Pelléas et Mélisande

pelleas et melisandeLe Liégeois Paul-Émile Fourny, patron de l’opéra de Nice, a programmé une saison riche en oeuvres de musique lyrique française, Gounot, Massenet, Dukas et Debussy avec Pelléas et Mélisande.
« Pelléas et Mélisande » de Claude Debussy, oeuvre singulière du début du XX e siècle conjugue l'opéra, le théâtre, la musique, la littérature et la poésie. Elle marqua les esprits de son époque pour son caractère avant-gardiste, marginal et provocateur.
Maurice Maeterlinck, l’auteur du livret est un poète, dramaturge et essayiste belge, francophone de Flandre, né à Gand, le 29 août 1862, prix Nobel de littérature en 1911, mort à Nice, le 5 mai 1949. Brillant auteur dramatique, il donna naissance aux seules vraies réussites du théâtre symboliste dont Pelléas et Mélisande et l'Oiseau bleu.
C’est une histoire d’amour tragique. Le prince Golaud, un homme mûr, trouve Mélisande seule, perdue en forêt. Il l’épouse. Mais lorsque le couple regagne le château familial de Golaud, Mélisande découvre Pelléas, le jeune demi-frère de Golaud, dont elle devient amoureuse. Le dénouement n’aura rien d’un happy end. Le symbolisme, qui rêvait de créer un théâtre de l'âme, a contribué à transformer la conception du drame. Mis en musique par Debussy il fut représenté, sous la forme nouvelle du drame lyrique, à Paris à l'Opéra-Comique, en 1902. Un chef-d’œuvre qui scandalisa, mais qui caractérise bien l’art de Debussy, son don à créer des atmosphères par la subtilité des rythmes et des mouvements mélodiques, son sens délicat de la sonorité par l’abolition du privilège des modes majeur et mineur et par le libre enchaînement des accords. Pelléas et Mélisande est une des plus belles histoires d’amour, racontée musicalement avec une retenu et un raffinement exceptionnel.
La distribution est entièrement française, avec Nicolas Rivenq, Nathalie Manfrino et Marcel Vanaud (Golaud), dans une mise en scène de Olivier Bénézech, avec comme chef Marco Guidarini (12-20 octobre).

11 octobre 2005

Charles EHRMANN « Les devoirs de mémoire d'un homme d'honneur »

ehrmannLe moins que l’on puisse dire de la cérémonie officielle qui s’est tenue, à l'invitation du Conseil général des Alpes maritimes au Palais des Rois Sardes, en l’honneur de Charles Ehrmann - en présence de nombreuses personnalités des milieux politiques et sportifs niçois - c’est qu’elle a tranché sur le train-train quelque peu compassé et routinier de ce type de manifestation. Celle ci fut chaleureuse, drôle, émouvante surprenante à l’exacte image d’un homme hors du commun dans tous les sens du terme. Un homme qui tout au long de sa vie a aimé ses compagnons de route, ces hommes et ces femmes, élèves, administrés, citoyens anonymes, sportifs de haut niveau, bouliste du cabanon du coin de la rue, maire, pêcheurs du port, députés, il les a tous reçus, écoutés conseillés orientés, quelques fois tancés, avec le même intérêt, la même vigueur et le même dynamisme. Et cela s’est ressenti dans le ton et l’atmosphère d’une soirée à laquelle a participé le ban et l’arrière-ban des élus de ce département et de serviteurs de l'État dont le ministre Christian Estrosi et le préfet Pierre Breuil. Longue vie donc à cet homme d'honneur, «c'est le sens d'ehrmann en alsacien », qui n’oublie jamais de rappeler que si nous avons quelques droits nous les devons surtout à des hommes de devoir.

Nice : le tramway montre la voie

Nice : le tramway montre la voie

Soudure des railsLes travaux du tramway de l'agglomération niçoise entrent dans une phase décisive en centre ville avec la pose de la voie ferrée sur le boulevard Jean-Jaurès. C’est un moment important pour le chantier, car pour la première fois, les rails feront leur apparition au cœur de la Ville de Nice. Les riverains étaient invités à assister à la pose et à la soudure des rails le 10 octobre dans le cadre d’une opération « chantier ouvert », organisée par la Communauté d'Agglomérations Nice-Côte d'Azur (CANCA), sur le boulevard Jean Jaurès, au niveau de la descente Crotti, à la périphérie immédiate du Vieux-Nice. Nombre de Niçois ont ainsi pu constater de visu la bonne avancée de ce long chantier qui créée les perturbations que l'on sait dans la vie quotidienne de la capitale de la "French Riviera". La pose et la soudure des rails avaient en fait commencé dès le mois de juin dernier, sur les boulevards Saint Roch et Comte de Falicon, aux deux extrémités de la future ligne A. Cette journée a également été marquée par un second événement : après quatre mois d'interruption due à la découverte d'amiante dans les buses d'un collecteur, les travaux ont repris sur un autre point stratégique de la ligne : le boulevard Gorbella, près du stade du Ray.