19 septembre 2005

Nice : les 80 ans de la Ciamada Nissarda

Samedi 24 septembre 2005

CiamadaDanses folkloriques, chants traditionnels et théâtre niçois : la Ciamada Nissarda présente des activités multiples. Constitué d'une centaine de membres, le groupe fait corps avec l'identité niçoise depuis sa fondation il y a quatre-vingt ans. En effet, la Ciamada Nissarda, qui signifie Aubade Niçoise, voit le jour à Nice en 1925. Jouan Nicola, poète et écrivain, créé alors une compagnie de théâtre amateur. Avec un talent évident, il écrit lui-même les pièces en mêlant à la fois chant et théâtre. Cinq années suffiront au groupe pour se produire dans tout le comté de Nice. Vers 1930, les fêtes traditionnelles reviennent à la mode avec le festin des Cougourdons, la Saint-Pierre et les Mai… et, bien sûr, la Ciamada ne manque aucun de ces rendez-vous.
Forte de son succès, elle lance une émission de radio sur les ondes régionales de Radio Juans-les Pins. C'est l'occasion de s'adresser à un large public et de faire connaître des sketches en niçois.

Gaston LEROUX Le fantôme du cimetière de NICE

gaston-lerouxLa sortie du film de Bruno Podalydès « Le Parfum de la dame en noir » est l’occasion de rappeler que l’auteur des « Aventures extraordinaires du reporter Joseph Joséphin dit Rouletabille », bien que né à Paris en 1868, a écrit et vécu de 1909 jusqu’à sa mort en 1927 à Nice où repose pour l’éternité au cimetière du Château de Nice. Après une brève carrière d’avocat,Gaston Leroux, devint journaliste et chroniqueur judiciaire. Il couvrit les procès des anarchistes Auguste Vaillant, coupable d’avoir lancé une bombe pendant une séance de la Chambre des députés, et Santo Caserio assassin du président de la République Sadi Carnot à Lyon. Ses papiers plein d’entrain lui ouvrirent les portes du Matin le grand quotidien populaire de l'époque. Devenu grand reporter, il parcourt la planète tel Tintin le personnage qu’Hergé inventera quelques décennies plus tard. La blanche et sainte Russie, la jaune Cochinchine, la rencontre de l'expédition Nordenskjold, de retour du pôle Sud, les marins russes rescapés de l’anéantissement, à Tsushima, de la flotte du tsar par la marine japonaise, il aligne les scoops. Brouillé temporairement avec Bunau-Varilla, le dictatorial directeur du Matin, il se met au roman et après parution dans le supplément littéraire de L'Illustration, publie aux Éditions Pierre Lafitte,« le Mystère de la chambre jaune ».
En 1908, il emménage avec sa famille à Menton, puis en 1909, au Mont-Boron à Nice où il écrit son roman sans doute le plus célèbre « Le Fantôme de l'Opéra ». En 1911 il s'installera à Cimiez, villa les Orangers, où il demeurera jusqu'en 1919. L’année qui précède la grande boucherie de 14-18 voit la naissance de Chéri-Bibi et le cinéma muet s’intéresser à ses oeuvres. Les premiers « Chéri-Bibi » furent publiés en feuilleton dans « Le Petit Niçois » vers les années 1915. Adapté par Leroux, le film « L'Homme qui revient de loin » sera produit, mis en scène, et interprété par René Navarre le Fantômas des films de Louis Feuillade. Les Films René Navarre produiront et tourneront à Nice, dans les studios de la Lanterne, les seize épisodes de 30 minutes de « La Nouvelle Aurore », d'après un scénario de Leroux.
1919, la famille Leroux migre dans le palais Étoile du Nord au 53 du boulevard Gambetta. Suivront deux longs-métrages « Il était deux petits-enfants » et « Rouletabille chez les bohémiens » et plusieurs ouvrages dont « Tue-la-mort » publiés chez divers éditeurs.
Gaston Leroux décédera le 15 avril 1927 des suites d'une intervention chirurgicale. Une plaque commémorative a été apposée sur l’immeuble dans lequel il mourut. Sa tombe est tout à l’entrée du cimetière du Château.

18 septembre 2005

EZE un village planté dans l'azur

ezeLe village d'Eze
Lieu magique planté dans l'azur, Eze joue la séduction. La cité médiévale a su préserver une atmosphère particulière d'authenticité et de traditions avec des ruelles, placettes, des édifices à l’architecture traditionnelles, une chapelle des pénitents du XVIème siècle, et une église baroque du XVIIIème siècle.

Vous pourrez découvrir le village d'Eze librement où en participant à une visite guidée débutant par le sentier de Nietzsche, poterne, rue principale, place du planet, place Francis Blanche, Porte des maures, Château Eza, Chapelle des Pénitents Blancs, Eglise N.D de l'Assomption, Jardin d'Eze

Le sentier de Nietzsche
"Beaucoup de coins cachés et de hauteurs silencieuses dans le paysage de Nice ont été sanctifiés pour moi par des moments inoubliables." affirmera Frédéric Nietzsche dans Ecce homo. Quand Nietzsche arrive dans le pays niçois, son moral est au plus bas. La découverte de ce coin de la côte-d'azur et notament de Eze à été decisive dans son oeuvre. Là, au milieu des oliviers, des lentisques, des euphorbes et des chênes verts, au milieu de cette nature sauvage où les senteurs marines s'effacent devant l'odeur de la terre, avec la Méditerranée en fond et la silhouette du village au-dessus de la tête, Nietzsche composera des pages d'Ainsi parlait Zarathoustra qu'il qualifie lui même de "décisives". De fait, lorsque l'on marche sur les traces de Nietzsche sur le chemin qui porte désormais son nom, on comprend mieux l'émotion qui s'est emparée de lui, notamment lorsqu'il parle d'ascension vers le sommet.

CONTES Comté de NICE

contesSite des Moulins
Quartier du Martinet
Site des moulins : présentation du moulin à huile d'olive, d'une cuisine muséale et d'un moulin à fer.
Moulin à fer du XVIème siècle, protégé au titre des monuments historiques. Forge traditionnelle avec un Martinet actionné grâce à l'énergie motrice de l'eau (démonstration du travail de la forge).
Moulin à huile d'olive traditionnel du XVème siècle. Salle d'exposition sur les outils oléicoles.

Musée de la Vigne et du Vin
Rue Scuderi
Le Musée de la Vigne et du Vin est situé dans d'anciennes caves. Exposition d'outils de la culture de la vigne jusqu'à la mise en bouteille (salles d'expositions temporaires).

Médiathèque municipale
20 place Allardi - Tel: 04 93 91 74 20
Exposition "Le cinéma oublié des années 30" autour de l'actrice originaire de Contes : Annie Vernay.

Roquebrune-Cap-Martin Voyage dans l'Architecture

le-corbusierÀ Roquebrune-Cap-Martin dans le Comté de Nice, outre admirer un paysage époustouflant sur la Méditerranée, vous pourrez faire un voyage dans le temps de l'architecture.
Le Château médiéval
Édifié à la fin du Xe siècle, par Conrad 1er, Comte de Vintimille, le château était à l'origine le donjon d'une forteresse réunissant tout le village. Évocation médiévale d'un étage à l'autre : salle des cérémonies, salle des gardes, demeure seigneuriale. Panorama sur le village, la mer, le Cap-Martin, Monaco et le Mont Agel.
Le Cabanon Le Corbusier, « Château » secret du grand architecte Le Corbusier, conçu comme un modèle d’habitat minimum issu du « Modulor ». (Voir aussi sa tombe).
Rens : 04 93 35 62 87.
L´emblématique Villa E-1027, « maison en bord de mer » de la décoratrice architecte Eileen Gray, allie dès 1929, modernité et science du confort climatique.

17 septembre 2005

Guillaumes Saint-Martin-d'Entraunes

guillaumesÀ Guillaumes
Le château de la Reine Jeanne, fortifié par Vauban.
Le Sanctuaire de Notre dame du Buyeï.
Musée des Arts et Traditions.
Au travers des salles du musée, reconstitution de la vie dans le haut pays niçois (école chambre, cuisine) et des métiers d'antan sans oublier la culture de la vigne.

Eglise Saint-Martin
Saint-Martin-d'Entraunes
Suivre la D2202 depuis Guillaumes.
Sortie du village direction Barcelonnette. / Tel : 04 93 05 51 04
Site classé monument historique
Eglise de Saint-Martin dans le village, de la fin du XIIIème siècle. Elle porte un cadran solaire, et abrite un retable de F. Bréa de 1555 qui porte la Vierge de la Miséricorde.
Visite libre, les clés sont à retirer chez les habitants qui occupent la maison en face de l’église.

Chapelle de Saint-Barnabé
Saint-Martin-d'Entraunes - Val Pelens
Suivre la D2202 depuis Guillaumes.
Sortie du village prendre direction Cd des Champs/Val Pelens / Tel : 04.93.05.51.04
Milieu du XVIIe siècle, modifications en 1752. En rénovation depuis 2002
Chapelle nichée sur un plateau (St Barnabé) d'où la vue s'étend sur l'ensemble du Val d'Entraunes. Elle fait l'objet d'un pèlerinage chaque été, aux alentours du 11 juin (messe, distribution de pains bénis, grand pique-nique).
Libre accès au site toute l'année. Retirer les clés à l’auberge des Aiguilles à Val Pelens.

Guillaumes - ALPES MARITIMES -
Téléphone manifestation : 04 93 05 52 83
Email : mairie.guillaumes@wanadoo.fr
Site web: www.pays-de-guillaumes.com

BEAUSOLEIL Comté de Nice

beausoleilAncien palace de la Belle époque construit par la compagnie des wagons-lits entre 1898 et 1903. Remarquable verrière de 900 m2, aménagée en jardin d'hiver, rénovée en 2003, dont l'architecture est attribuée à Gustave Eiffel.
Inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1989.
Accessible à la visite sur inscription à l'office de tourisme de Beausoleil, commune du Comté de Nice, limitrophe de Monaco.

Animation Course des Escaliers Riviera
Parcours individuel de 458 marches chronométré (homologuée course hors-stade) sur cet cet escalier qui reliait l'ancien Palace aux casinos de Beausoleil et de Monaco.

Téléphone manifestation : 04 93 78 01 55
Email : beausoleil.tourisme@wanadoo.fr
Site web: www.beausoleil-tourisme.com

NICE Cuisine niçoise d'arrière-saison

Cuisine de soleil et de couleurs, la cuisine nicoise, tout comme sa consœur la cuisine provençale, se construit avant tout à partir des ressources du potager ou des étals du marché de saison et de l’elixir divin de la Méditerranée, l’huile d’olive qui lui confère toute sa saveur.
L’été s’invite toujours à notre table cependant la fraîcheur salvatrice des rosés de Provence s’efface lentement devant des vins rouges plus capiteux, Côtes du Rhône, coteaux d’Aix ou terroirs du Languedoc, vins de Bellet. Les menus des torrides soirées estivales élaborés autour du barbecue cèdent leur place à regret à des plats mijotés au coin du feu.
Les premières pluies de septembre ont signé la fin des grosses chaleurs et la salade niçoise, la tomate-mozzarella et autre « poivrons à l’huile d’olive » abandonnent leur leadership à des mets plus roboratifs. La ratatouille reste une valeur sûre car les aubergines, tomates, poivrons et courgettes de Nice éclatent de santé et développent leurs parfums musqués pour la joie de nos papilles. Un des must de la cuisine niçoise tire profit du fléchissement du baromètre : la soupe au pistou. Concoctée avec les cocos demi-secs et les légumes du jardin, elle offre au frileux basilic une ultime chance de prodiguer ses arômes estivaux. Les premiers cèpes aperçus sur le marché du Cours Saleya invitent le fin gourmet à mitonner une bonne daube niçoise qu’il accompagnera de gnocchis, de pâtes fraîches, de polenta ou de merda de can et les plus courageux consacreront les « restes » de la daube à la confection de raviolis à la niçoise. Du côté des desserts, les fruits sont à l’honneur. Les figues éclatent de sucre et de saveurs subtiles, les raisins gorgés de soleil s’alanguissent sous les tonnelles et les poires nous émoustillent de leurs rondeurs callipyges.

16 septembre 2005

Lucéram Comté de Nice

Place fortifiée médiévale, surplombant une boucle du Paillon, Lucéram conserve d'authentiques vestiges moyenâgeux que l'on découvre en parcourant l’enchevêtrement de ses ruelles étroites, ses passages voûtés, le dédale d'escaliers bordés de maisons gothiques restaurées, aux portes à linteaux datés, aux fenêtres XIIIème siècle, la rue de la Placette, l’enceinte fortifiée crénelée, la tour cylindrique à mâchicoulis percée d'archères et les restes du château. Placée stratégiquement sur l'antique Route du Sel, Lucéram, bénéficiant de franchises communales, fut une cité prospère du Comté de Nice. L’église paroissiale romano gothique, Sainte Marguerite d'Autriche (1487) témoigne de ce passé somptueux en abritant des retables de l'école de Nice, des Bréa et un trésor d'orfèvreries religieuses.
De nombreuses promenades et excursions vers des chapelles rurales, l'Authion et la vallée des Merveilles s’offrent aux visiteurs.

COARAZE Comté de NICE

coarazeSitué sur un éperon rocheux couvert d'oliveraie à 650 m d'altitude au pied du Mont-Ferion, Coaraze est parmi les plus beaux villages de France. Il abrite une église de style baroque du XIVème siècle, la chapelle Saint-Sébastien qui est un monument classé et dont les fresques sont attribuées à l'école de Breq. On peut découvrir aussi au coeur ce ce village la chapelle Bleue possédant des fresques de Ponce Léon.
Au cours de la visite du village vous découvrirez des cadrans solaires signés Coeteau, Nona Christine, Valentin, Pouce de Léon.
Les journées du patrimoine seront également décrétées « Journées chevalets » avec une exposition vente animée par les peintres de la région.

- Coaraze- ALPES MARITIMES
Route nationale 15
Tel : 04 93 79 37 47
Mail : office.du.tourisme.coaraze@tiscali.fr

SAORGE Comté de Nice

Ce bourg médiéval étagé autour de 500 m d'altitude, déployé en amphithéâtre, domine de ses hautes maisons la vallée de la Roya. Son classement en “village monumental” en a fait un lieu touristique recherché. Saorge existe depuis l'époque romaine et se trouvait sur la route du sel. Sous la Maison de Savoie ce fut une place forte réputée imprenable. Le système défensif est longtemps resté important car, grâce au resserrement de la vallée, Saorge, défendu par trois châteaux : Malemort, Saint-Georges et Salines, verrouillait les accès par la Roya. Pour cette raison, le village et ses retranchements proches furent un important enjeu des guerres révolutionnaires. Masséna, suivant une stratégie soufflée par Bonaparte, finit par s'en emparer en 1794, ce qui mit fin à la résistance austro-piémontaise dans le comté de Nice. Le démantèlement des fortifications mit un terme au rôle militaire de Saorge.
L’architecture homogène de ses hautes maisons XVème siècle à XVIIème siècle, aux tons ocres et bleutés, ses rues étroites et profondes pavées de galets, ses dédale d'escaliers et de voûtes, ses porches, portes, linteaux, ses fontaines et lavoirs font de cet ensemble situé dans un imposant territoire de montagne " l’un des 40 plus beaux villages de France ”.
Ses oliviers étaient réputés au XIXe siècle, mais la population diminua au profit du hameau de Fontan, au fond de la vallée, qui fut favorisé par le déplacement de la frontière entre 1860 et 1947, par le passage du chemin de fer et la construction de l’usine électrique.
Pour les journées du patrimoine, la confrérie des Sonneurs-Carillonneurs de Saorge fera une démonstration de carillon traditionnel sonné aux mains et aux pieds sur les quatre cloches. Vous pourrez visiter le monastère (1633), la Madone del Poggio (1092) et l'église Saint-Sauveur (fin du XVème).

15 septembre 2005

Raymond Chiavarino dit Raymond MARIC est décédé

Il publia sa première BD à l’âge de 16 ans, dessinateur de presse, il collabora au Patriote de Nice et du Sud Est et à L’Espoir comme caricaturiste sportif, avant de devenir secrétaire de rédaction à Miroir-Sprint de Sagédition où il rencontra Pellos, qui l’introduisit à la Société Parisienne d'Edition. De son propre aveu dessinateur sans génie, il anima quantité de revues et signa les scénarii d'un nombre impressionnant de personnages, des Pieds Nickelés à Bibi Fricotin, en passant par Charlot, Bicot, Lili, Aggie et Skatié, le petit écureuil Yo-Yo, le Pépito de Bottaro, Poldinet, Tim et Tom, Fofo (Droopy), Tom et Jerry, Bop et Be-Bop, Valentin, Zorro etc., et comme si cela ne suffisait pas, il en créa de nouveaux dont Macchus, John Parade, etc.
Il collabora avec les dessinateurs René Pellos, Fusco, Jean Claude Forest, Lacroix, Frisano, Gérald Forton, GenClo, Gine, Pierre Tranchand, Jeanfèvre, Manini, Brumaire et Rafael Carlo Marcello le dessinateur du Docteur Justice de Pif gadget et de RINTINTIN ami de longue date car natif de Ventimiglia!
Avec Raymond MARIC disparaît un pan entier de l'histoire de la bande dessinée française, une bande dessinée sans prétention, populaire, avec de gros tirages et des petits moyens, confectionnée par des artisans plus près du compagnonnage que de l’affectation artistique.

NICE : Le Corou de Berra aux Journées du Patrimoine

Samedi 17 et dimanche 18 septembre 2005

corou-de-berraLe Corou de Berra est un ensemble polyphonique des Alpes du Sud. Depuis des siècles, une forte tradition de chant à plusieurs voix (a capella, sans instruments) s'est développée dans notre région (Comté de Nice, Provence, Piémont, Ligurie). Depuis 18 ans, le Corou de Berra remet à l'honneur ce patrimoine spécifique et lui donne ses lettres de noblesse. Après des milliers de concerts dans toute l’Europe, 7 CD récompensés par la critique nationale et internationele, des collaborations à des projets innovants et prestigieux, le Corou de Berra invente au quotidien une nouvelle forme artistique, une nouvelle "tradition contemporaine" de la polyphonie.
En 2005, le Corou de Berra est associé aux Journées Européennes du Patrimoine organisées par la ville de Nice les 17 et 18 septembre prochains. Une série de concert est programmée dans les principaux édifices du patrimoine niçois.

NICE L'église Notre-Dame-Auxiliatrice

Dans ce quartier de Nice qui a subi de profondes mutations, couverture du Paillon, construction du palais des expositions et du palais des sports Jean Bouin en lieu et place du stade du XVe Corps, Notre-Dame-Auxiliatrice se présente comme le seul élément d'ancrage patrimonial. Église du XX e siècle (1924-1936), c’est le second grand édifice religieux art déco de Nice construit par Jules Febvre architecte niçois. Concentré d’inspirations décoratives, véritable répertoire des techniques et des formes de la période située entre Belle Époque et Années Folles, c’est aussi un lieu d’histoire. Notre-Dame-Auxiliatrice est l'église des Salésiens, une congrégation religieuse fondée en Italie en 1859 par Don Bosco en référence à saint François-de-Sales. Sollicité par les milieux chrétiens niçois, Don Bosco vint à Nice en décembre 1874 et installa sur la place d'Armes, le patronage Saint-Pierre, ancêtre du Lycée technique et professionnel Don Bosco. L’église, la plus grande Nice, ne fut inaugurée qu’en 1933 par Mgr Rémond. Dans la crypte du sanctuaire national de Notre-Dame Auxiliatrice Saint-Jean-Bosco, cinquante enfants juifs furent cachés de 1942 à 1944 par le réseau "Marcel" et eurent ainsi la vie sauve, échappant à la gestapo.

13 septembre 2005

NICE : Programme des Journées européennes du Patrimoine

Samedi 17 et dimanche 18 septembre 2005

Journées du PatrimoineCréées en 1984 par le Ministère de la Culture, les Journées du Patrimoine ont lieu, tous les ans, le troisième week-end de septembre.
Évènement culturel de la rentrée, ces journées témoignent de l'intérêt croissant du public pour l'histoire des lieux et de l'art. Le succès de la manifestation repose sur la grande diversité du patrimoine proposé aux visiteurs : parallèlement aux chefs d'œuvre de l'architecture civile ou religieuse sont mis à l'honneur les témoins des activités économiques, les parcs et jardins, les sites archéologiques, les objets mobiliers, le patrimoine littéraire ou militaire... Depuis 1991, les Journées du Patrimoine ont pris une dimension européenne. Encouragés par le Conseil de l'Europe et l'Union Européenne, 47 pays organisent désormais une manifestation similaire.
Les Journées européennes du Patrimoine sont l'occasion pour un grand nombre de visiteurs de découvrir des édifices publics et privés qui ouvrent exceptionnellement leurs portes, dévoilant leurs « coulisses » ou des collections « secrètes ». D'autres monuments, régulièrement ouverts au public, proposent pour l'événement des manifestations originales, très diversifiées : visites guidées, concerts, circuits à thème...
A Nice, pas moins de vingt-cinq bâtiments seront à découvrir, tandis que l'ensemble de la ville sera sillonné par des vistes commentées, des parcours découvertes, des conférences, des promenades thématiques. Organisées par le Centre du Patrimoine de la Ville de Nice, les Journées européennes du Patrimoine se dérouleront samedi 17 et dimanche 18 septembre 2005. Nous vous invitons à en découvrir le programme détaillé.


NICE : LA 5e NUIT DES GALERIES

C’est pour favoriser la rencontre entre les galeries, leurs artistes et l’entreprise que le Carrefour Culturel Méditerranéen, l’association Alain Couturier et la Jeune Chambre Economique de Nice Côte d’azur ont créé en 2001 « La Nuit des Galeries ».
Bien au-delà de cette dimension de promotion du mécénat artistique, outil de communication original pour l’entreprise, cet événement a rassemblé en quatre ans, plus de 8 000 personnes d’horizons et de milieux différents.
« Il nous a semblé qu'il était nécessaire d'insister sur l'aspect convivial, l'idée : celle d'un groupe d'amis découvrant ensemble des oeuvres et s'enrichissant mutuellement en donnant l'envie aux participants de revenir l'an prochain. « La Nuit des Galeries » pourrait être comme un rendez-vous de rentrée, lorsque Nice retrouve les Niçois, comme un retour de vacances et comme une soirée de vacances prolongée.
Une démarche non élitiste car l'oeuvre s'adresse à tous et le propre d'une oeuvre de qualité est de se donner à relire, écrivant à chaque vision une nouvelle histoire avec son spectateur. C'est ce que nous voudrions faire partager aux autres, un moment d'émotion, comme une fête de l'art. »

Frère Benoît PEKLE

12 septembre 2005

Menton, près de Nice : Fête du Patrimoine

Samedi 17 et dimanche 18 septembre 2005

Menton ses oranges et ses citrons, Menton et son micro climat, Menton la belle endormie, la perle de la France ! Jetez ces clichés aux orties de ses jardins d’exception, Menton est parmi les villes les plus dynamiques du Sud Est, offrant une large panoplie de riches lieux de patrimoine.
Pour vous en convaincre, à l’occasion de la 22e édition des Journées européennes du patrimoine , samedi 17 et dimanche 18 septembre 2005 prochain, consultez la liste ci-après.

10 septembre 2005

Les Juifs de Saint-Martin-Vésubie (Comté de Nice)

Dimanche 11 septembre 2005

saint-martin-vesubieD'août à septembre 1943, alors que l'Italie fasciste, en pleine déconfiture, abandonnait l'occupation du sud-est de la France, plusieurs centaines de Juifs furent regroupés et assignés à résidence à Saint-Martin-Vésubie, au cœur du massif du Mercantour. Ils trouvèrent accueil, compassion et souvent aide auprès des habitants au point d'en oublier quelquefois les affres de la guerre. Malheureusement, les Nazis succédèrent trop vite aux troupes italiennes. Contraints de quitter le village en toute hâte, pour éviter l'extermination, 1200 Israélites vont tenter, entre le 9 et le 11 septembre 1943, de rejoindre l'Italie toute proche où ils espéraient trouver asile, ignorant sans doute que le gouvernement de la République de Salò n'était qu'un valet des Allemands... Internés à Borgo San Dalmazzo, la plupart connaîtra la déportation et les Camps de la Mort. Certains, néanmoins, en réchappèrent et leurs descendants s'efforcent, depuis quelques années, de témoigner de leur reconnaissance aux habitants de Saint-Martin qui les accueillirent, et les aidèrent à traverser les Alpes, souvent au péril de leur propre vie.

04 septembre 2005

La San Bartoumiéu 2005 à Nice : un grand cru !

Samedi 3 et dimanche 4 septembre 2005

Cordonnier de San BertoumieuPour sa septième édition, la Fièra de la San Bertoumiéu organisée dans le Vieux-Nice par la Mairie de Nice avec le concours des associations de défense de l'identité niçoise "La Remembrança Nissarda" et "Sian d'aquì", a battu, cette année, tous les records d'affluence.
Le regain d'intérêt manifesté par le grand public a l'égard des manifestations traditionnelles n'est pas étranger à ce succès. Il ne s'est pas démenti cette année encore, puisque des milliers de personnes ont sillonné le cœur historique de Nice pour découvrir, ou redécouvrir, toutes les traditions du Comté de Nice.
Touristes et Niçois de souche ou d'adoption ont donc célébré dans une même ferveur le culte des produits du terroir, des métiers d'autrefois et des traditions ancestrales : en trois mots, le culte de l'identité niçoise !


Contes (Comté de Nice) : Foire du Paillon

Affiche Foire de ContesIl y a longtemps que le Comté de Nice n'est plus, à proprement parler, une zone de production agricole. La désertification des campagnes, la pression foncière sur la Riviera Côte d'Azur et dans le moyen pays ont eu raison des derniers exploitants agricoles...
Partout ? Pas vraiment puisque, par ci par là, quelques irréductibles, perpétuant une tradition séculaire, continuent à cultiver quelques arpents de terre. L'élevage et l'horticulture sont certes les fers de lance de cette activité agricole autrefois florissante, mais le maraîchage et l'oléiculture tiennent toujours une place non négligeable dans l'économie locale. Témoins de cette activité, les quelques foires qui animent encore les gros bourgs du haut pays : Puget-Théniers, dans la vallée du Var, Contes dans la vallée du Paillon, Saint-Etienne de Tinée accueillent, deux à trois fois par ans, tout ce que le Comté de Nice compte de producteurs et d'éleveurs. Comme chaque année, Contes organise, samedi 10 septembre 2005, sa traditionnelle foire d'automne. L'occasion d'apprécier les saveurs du Paillon mais aussi de découvrir les nombreuses facettes de la vallée.